Vie de maman

La séparation. Pourquoi ma fille pleurait chaque matin pour aller à l’école et comment ça s’est arrêté…

22 mars 2019

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Aujourd’hui je voulais vous raconter notre histoire de séparation liée à l’entrée à l’école. Ne vous méprenez pas, dans cet article je n’ai malheureusement pas de solution miracle pour faire arrêter les pleurs des enfants le matin pour aller à l’école mais je l’ai vécu et je voulais partager mon retour d’expérience avec vous.

Je sais combien on peut se sentir démuni dans ces moments là. Mon idée est donc simplement d’essayer de rassurer les parents dans le même cas. Parfois juste le fait de savoir que l’on est pas seul aide à surmonter des instants compliqués…

Si vous me suivez sur Instagram vous savez que la rentrée en petite section de Mila n’a pas été facile.

Le jour même de la rentrée s’est super bien passé et tout le mois de septembre s’est déroulé sans anicroches. C’était trop beau pour être vrai mais quand on est parent on le sait bien : rien n’est JAMAIS acquis !

Il suffit que quelque chose ne se déroule pas comme d’habitude et pif paf pouf, tout fout le camp !!

Les éléments déclencheurs

Plusieurs événements se sont déroulés la même semaine à la fin du mois de septembre.

Tout d’abord le papa de Mila qui était en déplacement professionnel pour plusieurs mois est rentré un week-end pour fêter les 3 ans de notre fille. Mila a beaucoup souffert de voir son papa s’en aller de nouveau…

Puis je suis partie quelques jours pendant que Mila était gardé chez mes parents. Il faut savoir que je n’ai pas pour habitude de partir sans ma fille. Mila a adoré être chez ses grands-parents mais elle me réclamait souvent…

J’ai ensuite repris le travail à temps complet (j’avais arrêté de travailler depuis la fin de ma grossesse). Avec le recul, je me dis que j’ai repris le travail de manière trop brutale pour elle. Moi qui était à 100% disponible je ne l’étais plus. Nous nous quittions le matin à 9h pour nous retrouver à 18h30. Du lundi au vendredi sans interruption. Lors de son inscription à la crèche 2 ans auparavant nous avions fait les choses en douceur, la phase d’adaptation était pensée pour cela. Mais cette fois pas d’adaptation. L’école c’est un autre rythme qui est impressionnant pour un enfant de 3ans.

Et pour finir la maîtresse de Mila s’est absentée quelques jours. Ce qui a dû donner à Mila un sentiment de trahison. Je l’ai su par la suite car la maîtresse me l’a dit. Mila a boudé son institutrice après son absence. Elle ne voulait plus l’approcher et restait uniquement collé à son ATSEM…

Tous ces moments qui peuvent sembler anodins ont contribué à donner à Mila un sentiment d’abandon. En effet tous ces éléments ont en commun la séparation.

L’angoisse de la séparation

On en parle beaucoup à l’arrivée des 8/9 mois de bébé, quand il comprend qu’il est une personne à part entière. Mais on en parle beaucoup moins quand les enfants grandissent.

On avait beau me dire « tu verras quand son papa rentrera tout ira mieux ». Oui mais il y avait encore 2 mois à l’attendre. Je n’en pouvais plus de laisser Mila dans cet état tous les matins. Et puis le soir quand je la retrouvais elle était tellement fatiguée de sa journée que nous avions du mal à passer de bons moments…

Parfois dans nos vies d’adultes on a pas vraiment le choix que de faire subir à nos enfants nos emplois du temps intense. J’ai quelques problèmes avec ça. Je pense que l’on ne peut pas attendre d’un enfant qu’il s’adapte en si peu de temps… Comment faire pour concilier les deux entre le travail et la vie de parents ? Je ne suis pas la première à poser la question et j’ai toujours pas de réponses à apporter. Je pense juste que la vie moderne est mal foutu.

J’avais beau discuter avec ma fille, lui expliquer pourquoi ça se passait ainsi et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter car chaque soir je reviendrais la chercher.

Les larmes continuaient de couler sur ses joues comme sur les miennes c’était un cauchemar à vivre. Je n’avais pas de solution pour faire évoluer la situation.

Les méthodes testées pour l’aider à aller mieux

Alors j’ai essayé tout ce que je pouvais…

J’ai commencé par rassurer Mila. Je lui expliquais que c’était normal de ressentir de la tristesse lorsque je partais le matin. Je lui ai raconté que quand j’étais petite, moi aussi cela me rendait triste de voir mes parents quitter la classe. Mais aussi combien j’étais contente de les retrouver le soir pour leur raconter ma journée. Mila a beaucoup aimé cette anecdote. Elle continue d’ailleurs le matin de me dire qu’elle a hâte de me raconter sa journée quand on se retrouvera ♡

Un petit conseil ne vous engagez pas vers les phrases du genre : « tu verras tu vas passer une super journée !  » Je ne sais pas vous, mais moi quand je ne vais pas bien je ne supporte pas que l’on me dise « tu verras ça va aller ». Cela ne résout absolument rien, je sais très bien que les gens ne sont pas devins et en plus je me sens encore plus incomprise. Cela intensifie le sentiment d’incompréhension pour votre enfant. Il faut plutôt aller dans l’autre sens et essayer de comprendre ses émotions et aussi l’accompagner à trouver les mots pour qu’il puisse les exprimer. Sans pour autant parler pour lui, mais simplement de lui poser des questions ouvertes. Parfois les enfants ont du mal à raconter, il ne faut pas insister mais réessayer un autre jour…

Pour aider Mila a se repérer dans le temps, j’ai mis en place une « poutre du temps » afin qu’elle visualise les jours d’école et les week-ends. Tous les soirs Mila collait une gommette sur le jour qui se terminait, ainsi elle avait une vision globale de ce qui l’attendait. Si ça vous intéresse j’ai imprimé celle ci. Vous trouverez aussi une poutre du temps dans le superbe livre « Balthazar et le temps qui passe » mais elle était beaucoup trop longue pour chez nous ! Si vous avez une belle longueur de mur chez vous c’est top !

Enfin j’ai suivi plusieurs astuces que l’on m’avait conseillé. Faire un bisou au rouge à lèvres sur un papier et le glisser dans la poche. Mila préférait que je lui fasse un bisou sur la main. Alors chaque matin sur le dos de sa main je déposais un gros smack d’amour ♡ J’ai parfumé un foulard que je lui laissait. C’était devenu son doudou ultime elle pleurait dedans dès que je quittais la classe… D’ailleurs le soir quand je la récupérais, son doudou était bon à essorer tellement il était imbibé de larmes…

J’étais vraiment à cours d’idées et d’énergie. J’étais la tête dans ma routine et je ne savais plus quoi faire pour améliorer l’état de Mila.

Pour ne rien arranger chaque semaine lorsque l’on recevait les photos de l’école (la maîtresse tiens un blog pour documenter la vie de la classe) quand j’apercevais ma toute petite sur les photos, elle était soit dans un coin toute seule ou collé à son Atsem… J’avais le coeur en miettes.

J’ai donc décider de consulter une pédopsychiatre. Mais elle n’a pas compris pourquoi je venais la voir. A l’issu de la séance elle m’a dit que Mila allait très bien et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Dans un sens cela m’a rassuré néanmoins ça n’a pas fait avancer les choses…

La solution : pas de solution !

Ce que vivait Mila n’avait rien de fou c’était juste normal… Moi j’ai toujours trouvé cela injuste de négliger les petites choses. Sous prétexte que les pleurs d’un enfant le matin pour aller à l’école c’est courant alors on ne devrait pas plus s’y attarder ?

Je me suis sentie démunie. Chaque matin était une épreuve. Mila se préparait sans soucis mais dès que l’on passait la porte de notre immeuble elle me tendait les bras et me cramponnait tout le long du chemin sa tête dans mon cou…

J’ai donc continué à faire tout ce que je vous disais plus haut. Sans relâche mais avec plus ou moins de patience à mesure que les jours passaient. En tant que maman j’ai eu 2 périodes très difficile le post-partum et la rentrée à l’école. Je n’avais plus aucun espoir de voir les choses s’arranger, j’attendais juste que le papa soit de retour pour pouvoir respirer à nouveau…

Et puis soudain tout va mieux

En ce jour béni du samedi 24 novembre 2018 le papa est rentré au foyer. Et là, tout à coup, tout s’est apaisé. Comme ça en un claquement de doigts, tout allait mieux !! Le lundi 26 Mila est allé à l’école avec son papa, aucun pleurs, aucune crises, rien, et tous les jours qui ont suivi aussi. J’ai quand même pas mal appréhendé le jour où j’ai dû accompagner Mila à l’école de nouveau. Mais non, elle était sereine comme si rien ne s’était passé les mois précédents.

Je n’en reviens toujours pas quand je me dis qu’il ne faut pas grand chose pour retrouver un équilibre. Enfin « pas grand chose » on parle quand même de l’absence d’un des 2 parents. J’avais beau faire tout ce que je pouvais c’est de son papa dont elle avait besoin ♡ Et puis de temps aussi, pour assimiler ce nouveau rythme, cette nouvelle vie un peu aussi…

Pour autant nous n’avons pas arrêter de faire certaines choses, comme la poutre du temps qui est un outils extraordinaire pour aider l’enfant à se repérer dans le temps. On y colle aussi les anniversaires de tout le monde, les évènements, les sorties, c’est très pratique !

Conclusion et conseils

Si j’avais pu mieux préparer Mila à cette séparation et à l’école je l’aurais fait. Il faut vraiment tenter le plus possible de faire les choses en douceur. Penser « adaptation ». Et puis bien sur, il faut en discuter. Par exemple lorsque l’on est en vacances on parle de temps-en-temps du retour à l’école. L’idée n’étant pas de parler de l’école tous les jours pendant les vacances mais de mentionner parfois le nom d’un copain de classe, de la maîtresse ou de passer devant l’établissement scolaire…

Quand c’est possible on ne mets pas Mila au centre de loisirs après l’école. Cela lui fait des grosses journées. Comme nous avons la chance d’être disponible en ce moment avec son papa on en profite !

Si votre enfant a des difficultés à aller à l’école et que vous ne savez pas comment vous en sortir. Essayer de comprendre si il n’y a pas eu un élément déclencheur et discutez-en avec votre petit. Si c’est possible faîtes en sorte qu’il fasse des petites journées en lui évitant d’aller au centre de loisirs ou chez la nounou. Lui montrer que vous êtes disponible pourra le rassurer et vous permettra ainsi de repartir sur des bases plus sereine.

Et si vous ne pouvez pas faire autrement, anticipez la séparation. Ne lui annoncez pas que vous partez à la dernière minute. Même pour faire les courses. Si il est sensible en ce moment sur le sujet, inutile d’en rajouter. Il suffit juste d’en parler 10minutes avant « je vais bientôt partir faire quelques courses pendant ce temps là tu restes jouer à la maison en m’attendant ». Si vous sortez le soir et qu’il y aura baby-sitting prévenez-le le matin. Si vous partez un week-end préparez-le une semaine avant. Prévenir de façon relative par rapport au temps où vous allez être absent-e.

Et puis parlez-en autour de vous. À un moment j’ai appelé à l’aide à mes copains. Juste leur dire que je passais des moments difficile. Ils sont venus passer une soirée avec moi, ça n’a pas réglé le problème mais ça m’a fait un bien fou. On reflète à nos enfant notre mal-être donc forcément si on va bien, eux aussi !! Plus facile à dire qu’à faire je l’entends !!! Mais pensez-y et moi aussi je travaille dessus promis 😉

J’espère que cet article vous aura intéressé. Je sais que vous êtes nombreux à me lire quand je livre des articles un peu personnel et n’hésitez pas à venir me partager vos expériences à ce sujet dans les commentaires, je suis toujours ravie d’échanger avec vous ♡

Je vous conseille aussi de lire ce super article du site « Cool parents makes happy kids ».

Sélection de livres

Pour finir voici quelques suggestions de livres sur ce thème 🙂

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