Ma belle histoire avec l’allaitement, je vous raconte mon expérience et vous partage ce que j’ai appris…

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour vous raconter l’une de mes plus belles expérience en tant que maman : L’allaitement. Cela fait déjà 5 mois que j’allaite Jude, j’ai dépassé ce que j’avais fait pour Mila (je vous raconterais dans cet article comment cette première expérience s’est terminée). Et je ne suis pas du tout décidée à arrêter pour le moment notre aventure avec ma petite deuxième. Donc je me suis dit qu’il était peut être temps de vous raconter mon histoire et de vous partager mes petits conseils et astuces si jamais cela peut vous renseigner et vous aider 🙂

Je tiens à préciser que je ne partage pas cet article pour juger les mamans qui ne souhaitent pas allaiter leur bébé. Nous vivons à une époque où chaque maman à le droit de choisir. Même si malheureusement je sais combien certaines peuvent recevoir des avis de toute part. Moi même je suis confrontée au jugement « mais tu arrêtes quand sinon ? » Il faut apprendre à lâcher prise et c’est le job le plus compliqué dans la maternité je trouve…

Egalement, je précise que je partage mon expérience personnelle et ce que j’ai appris. Il y a bien évidemment des milliers d’autres expériences et d’autres avis sur la question. Encore une fois prenez cet article comme il est. N’y voyez pas de vérité générale. Chacune son ressenti et sa façon de faire et de penser. Merci de votre bienveillance ♡

Les photos de cet article ont été prise par la merveilleuse Elsa Lebaratoux

Pourquoi j’ai choisi d’allaiter mes bébés

J’ai grandit dans une famille où l’allaitement était présent et vécu comme une belle expérience. Ma maman l’avait fait pour ma soeur et moi, j’ai vu mes petits cousins et cousines être allaités. Pour moi c’était quelque chose de courant. Je me rappelle de ma tante qui m’avait dit que c’était la plus belle chose au monde ! Ça m’avait marqué. Et puis cela me fascinait que l’on puisse nourrir son bébé comme ça. Plus jeune, j’ai toujours su que j’allaiterais mes enfants, mais à l’époque je n’avais vraiment aucune idée de combien je m’épanouirais en allaitant mes bébés…

Quand j’étais enceinte de Mila, c’était donc mon projet et cela s’est fait tout naturellement les premières heures après son premier cri. J’avais choisi d’accoucher dans une maternité labellisé « amis des bébés » qui encourage et soutient l’allaitement maternel. Ainsi, j’ai pu être accompagnée par des professionnels-les qui ont permis une belle mise en place de l’allaitement. Je me rends compte aujourd’hui à quel point la mise en route peut être décisive. C’est tellement important d’être bien entourée et renseignée à ce moment là…

Comment s’y préparer pendant la grossesse

Donc justement il est plutôt conseillé de se préparer à tout ça durant la grossesse. Surtout pour connaître les bases de l’allaitement. Savoir par exemple comment fonctionne la montée de lait, comment bébé doit positionner sa bouche pour bien téter, les différentes positions pour allaiter, ce qu’est un pic de croissance… Ce n’est vraiment rien de bien sorcier mais savoir tout ça en amont vous permettra de mieux appréhender l’aventure !

Et puis mentalement il faut aussi se tenir prêt. Se dire que tout se passera probablement très bien mais savoir aussi accepter de lâcher prise. On peut réaliser que finalement l’allaitement ce n’est pas pour nous, et ce n’est pas grave ! Le tout c’est d’être en accord avec soi même. Cela ne fera pas de vous une mauvaise mère bien au contraire. Plus vous vous écouterez, plus sûre vous serez. Votre bébé le sentira et sera d’autant plus heureux.

Il peut aussi se passer des choses que l’on avait pas prévu, un inconfort, des douleurs. Bref il faut se laisser la possibilité de renoncer si on ne le sent plus, je pense que moins on se met la pression, mieux les choses se passeront. Je note quand même ici que vous ne devriez pas souffrir en allaitant. Si vous avez mal c’est qu’il y a quelque chose à modifier, la position de bébé ou la vôtre… N’hésitez pas à voir un-e professionnel-le au moindre doute. N’attendez pas que la situation deviennent plus compliquée 🙂

Et sinon en terme de préparation physique il n’y a absolument rien à faire, la montée de lait se fera tout naturellement quelques jours après l’accouchement.

Les débuts de l’allaitement

Dès la naissance votre bébé sera déjà totalement capable de se nourrir. Et j’ai pu le vérifier, c’est le premier réflexe qu’ont eu chacune de mes filles ! À peine quelques minutes après être sortie de mon ventre, leurs petites bouches faisaient déjà des petits mouvements pour téter.

C’est vraiment magique à voir. Le réflexe de succion d’un nouveau né (né à terme et en bonne santé) atteint son apogée 20 à 30min après l’accouchement. Il est donc d’autant plus important d’avoir son bébé contre soi pour ses premiers instants de vie à l’extérieur du ventre de sa maman. Il y a encore certaines maternités qui séparent l’enfant de leur mère dès la naissance pour lui faire des soins. Des soins qui ne sont pas nécessaire dans l’immédiat. Comme être pesé ou mesuré. Alors pour éviter que cela ne vous arrive, je vous conseille de rédiger un « projet de naissance ». Ainsi vous pourrez écrire tout ce qui vous tient à coeur. Pour votre accouchement et pour la mise en place de l’allaitement. Un bébé en excellente santé n’a aucune raison d’être séparé de sa maman dès sa sortie du ventre 🙂

Installé en peau à peau aussi proche de sa mère, bébé aura bien chaud. Il ira naturellement vers le sein et commencera à montrer de l’intérêt pour se nourrir. J’ai appris lors de mes 2 accouchements que le peau à peau c’est vraiment quelque chose d’important. D’une part pour le confort de bébé, afin qu’il soit bien au chaud, mais aussi pour lancer l’allaitement. À noter que l’on peut poursuivre le peau à peau aussi longtemps qu’on le souhaite, même de retour à la maison !

Des études ont montrées combien il était important que le bébé et la maman soit en contact rapprochés les premiers jours. Lors de mon 2ème séjour à la maternité durant l’épidémie de Covid, une sage femme m’a expliqué que ne pas recevoir de visite était finalement un mal pour un bien. En effet, ils se sont aperçus que la mise en place de l’allaitement se faisait beaucoup plus facilement qu’habituellement et que les mamans en général se remettaient mieux. À méditer donc…

Le cododo et l’allaitement

J’ai très peu pratiqué le cododo avec Mila. Quand elle était bébé, elle dormait dans son couffin à mon chevet mais je ne la prenais pas avec nous dans le lit. J’avais lu des choses qui m’avaient fait peur et je n’étais pas à l’aise à ce moment là. Du coup, je n’étais pas sereine lorsque je l’allaitais pendant la nuit car je savais que si je m’endormais, je pouvais potentiellement faire tomber mon bébé du lit. J’ai longtemps regretté ne pas m’être équipé de lit cododo à ce moment là…

Quand j’étais enceinte de Jude je n’ai donc eu aucun doute sur le fait que j’allais cette fois m’équiper du petit lit qui va bien pour pouvoir avoir un sommeil tranquille. Pour souvenir, je vous en parlais dans cet article.

Dès notre séjour à la maternité nous avons « cododoté » avec Jude. Je calais mon coussin d’allaitement le long de la barrière pour ne pas que ma fille ne tombe et nous dormions comme cela jour et nuit et c’était génial. Nous avons aussi utilisé plusieurs fois le bandeau de peau à peau, c’était top ça aussi ! Jude n’a été dans son petit berceau de maternité que lorsque je prenais ma douche ou que je m’absentais aux toilettes. Sinon elle était près de moi, en peau à peau pendant 4 jours. Et c’était vraiment merveilleux de faire connaissance ainsi. Comme des petits animaux ♡

À notre retour à la maison nous avons donc continué et cela était parfait. Plus d’inquiétudes la nuit, je savais que mon bébé ne pouvait pas tomber du lit. Et puis pour les réveils nocturnes il n’y avait rien de plus simple pour la rassurer et la nourrir. J’étais très en forme les premières semaines après la naissance de Jude. Et je sais que c’est en partie grâce au confort du cododo et de ne pas avoir eu à me lever la nuit.

Aujourd’hui 5 mois après, on cododote toujours !! Je ne sais pas jusque quand, nous verrons bien. Comme je vous disais il faut lâcher prise sur ce genre de chose. Les bébés finissent par grandir (beaucoup trop vite) il faut laisser le temps au temps. Evidemment tant que l’on est en accord avec ça. Le jour où je n’aurais plus envie on s’adaptera et on fera différemment.

Ce que demande l’allaitement

En parallèle avec le côté pratique il y a aussi l’investissement personnel que demande l’allaitement. Même si c’est un acte naturel, dans la société actuelle il n’est pas toujours facile de le mettre en place. L’allaitement demande d’accepter de se donner à 100% physiquement à son bébé. L’allaitement fonctionne « à la demande ». Et au début la demande peut être toutes les 20min. C’est fatiguant, et lorsque l’on est pas préparé cela peut être très déstabilisant pour la maman. Bien sur, le rythme évolue très vite et se cale selon les bébés au bout de plusieurs semaines. En ce qui me concerne, l’allaitement m’a appris l’abnégation, cela ne m’a jamais posé problème mais nous avons toutes des caractères différents et il est important encore une fois de s’écouter.

J’ai l’impression que dans notre monde qui tourne beaucoup trop vite, on ne se donne pas assez de temps après l’accouchement pour récupérer, pour mettre en place des rituels… La seule chose que l’on entend en boucle lorsque l’on devient parent c’est cette fameuse question :

« Alors il fait ses nuits ? »

Quoi de plus déstabilisant lorsque l’on essaie de mettre en route quelque chose qui prends du temps et de l’énergie. Et qui demande de s’adapter au rythme d’un nouveau né. On nous dit même que donner un biberon permettra au bébé de mieux dormir la nuit. Bref, comme souvent on nous fait culpabiliser sur nos choix. (Evidemment les parents qui donnent le biberon, eux, auront des remarques sur le fait que bébé n’est pas allaité…) Donc comme je disais il faut : la-cher-prise. S’écouter soi, et faire comme on l’entend me semble être déjà, un bon début.

En conclusion, à la naissance d’un bébé il faut se dire que plusieurs choses vont devoir se mettre en place, certaines seront faciles, d’autres moins. Mais rassurez vous : tout se passera bien. Il suffit de ne pas être trop exigeant avec soi même et de prendre soin de soi en se créant une petite bulle de confort avec son bébé. Sachez que le principal besoin de votre bébé, c’est vous et tout votre amour ♡

Réussir son allaitement

Pour finir je ne pense pas qu’il y ai une formule magique pour réussir son allaitement. Mais je crois en ces 3 choses :

  1. S’informer avant la naissance. Vous pouvez notamment consulter le site de la Leche League qui est une mine d’informations précieuses sur le sujet.
  2. Se faire accompagner au début de l’allaitement. Par des professionnels comme une sage-femme, ou un spécialiste de l’allaitement, un bénévole de la Leche League. Mais aussi par une amie qui aurait allaité son bébé. Et puis bien sur par la personne qui partage votre vie, vous aurez besoin de tout son soutient 🙂
  3. Se faire confiance. Ayez confiance en vous. Il n’y a pas de raisons pour que vous n’y arrivez pas. Le corps humain est merveilleux et possède des tas de ressources. Et surtout écoutez vous et votre bébé, c’est votre duo qui fera de votre allaitement un succès.

Le sevrage

Qui dit allaitement, dit sevrage. Et c’est une nouvelle étape qui n’est pas toujours facile à mettre en place. Souvent il est fait dans l’urgence et dans le stress car la maman reprend le travail. À moins de tirer son lait, le sevrage peut arriver assez rapidement. C’est un peu dommage car c’est lorsque l’on commence à avoir un rythme d’allaitement sympa avec bébé qu’il faut penser à le sevrer à cause du boulot…

Pour ma première fille, le sevrage c’est fait très naturellement. J’avais tiré mon lait pour pouvoir aller travailler et à mon retour elle n’a plus voulu prendre le sein. Il y avait eu une erreur et elle a pris un biberon avec une tétine à débit rapide… Elle a donc trouvé cela très facile et m’a ensuite complètement snobé. Je crois que j’ai insisté pendant 1 semaine et puis comme elle ne voulait plus téter, la lactation n’était plus stimulée et petit à petit on a arrêté. Finalement cet arrêt brutal ça a été plus difficile pour moi que pour elle. Avec le recul je pense que c’était pas plus mal comme ça !!

Pour ma 2ème je n’y suis pas encore et je n’ai pas d’obligation donc on verra plus tard. Depuis quelques jours je tire mon lait pour pouvoir m’absenter. Je vous parlerais de cette nouvelle expérience dans un prochain article 🙂

Les petits accessoires pour le confort

Alors je parle de confort mais tout d’abord sachez que l’allaitement ne doit pas faire mal. Si c’est douloureux il faut trouver la raison. C’est probablement rien mais il ne faut pas rester dans cette situation 🙂

En revanche il est possible de rendre l’expérience encore plus agréable et confortable pour la maman et son bébé. Je vous partage donc ma liste de petits essentiels. Absolument rien de tout cela n’est obligatoire évidemment 😉

Voilà pour ce petit partage d’expérience, j’espère sincèrement qu’il vous aura intéressé et peut être qu’il vous aura donné des pistes si jamais vous êtes enceinte et que vous souhaitez vous lancer dans cette belle aventure.

N’oubliez pas de vous écouter et de prendre soin de vous surtout, c’est bien tout ce qui importe ♡

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